TEQUILA CAMINO REAL 0.7L

TEQUILA CAMINO REAL  0.7L

Nom : TEQUILA CAMINO REAL 0.7L


Description : 

La tequila (bien que ce nom soit au masculin en espagnol) est l’une des très rares eaux-de-vie à ne pas être née en Europe. Et c'est aussi la seule à être élaborée sur une grande échelle à partir d'une plante, l'agave bleue, spécifique à l'Amérique Centrale. Une telle originalité n'aurait peut-être pas suffi à créer un véritable intérêt pour une eau-de-vie qui aurait fort bien pu ne jamais sortir de ses frontières, si la tequila n'avait su générer des modes de consommation qui lui soit spécifique, que ce soit en rapido (avec du tonic), ou accompagnée de sel et de citron vert, sans oublier la margarita, le cocktail qui l'a rendu célèbre aux Etats-Unis. De quoi créer des évènements et des modes nouvelles dont notre époque est si friande. Ajoutons en plus une pincée de mystère (mezcal ou tequila : quelle est la différence ?), voire de frisson, avec la présence dans certaines bouteilles d'un petit ver blanc conservé dans l'alcool. Sans être trés alcoolisée (car elle dépasse rarement les 40°), la tequila possède surtout une force bien à elle, plus que des arômes réellement originaux, surtout dans les qualités courantes. Mais il existe des variétés vieillies qui se révèlent aussi d'un plus grand intérêt aromatique.

Dix ans pour fleurir

La tequila, c'est d'abord une affaire de patience. Car la plante qui en constitue la matière première demande au moins dix ans avant d'arriver à maturité. L'agave, qu'on appelle aussi maguey au Mexique, ressemble apparemment à un cactus, mais n'a rien à voir avec cette famille de plantes. Au contraire, elle est parente du perce-neige, du narcisse et de l'amaryllis. Sous les chaleurs de l'Amérique centrale, elle peut rester dix ans et plus dans un état végétatif, puis se mettre à fleurir une seule fois, produisant une inflorescence qui peut atteindre dix mètres de haut. L'agave se cultive facilement, d'autant qu'elle ne réclame que fort peu de soins, mais beaucoup de patience.
La floraison achevée, il va alors être temps d'aller chercher son fruit, situé au coeur de ses longues feuilles vertes (parfois bordées de jaune). Appelé pina, lui seul intéresse le distillateur, les feuilles fournissant des fibres pour l'industrie textile. Les pinas sont alors mis à cuire à la vapeur pendant 36 heures, puis, après broyage et pressurage, on obtient un jus sucré qui va fermenter en quelques heures : c'est le pulque, qui pétille un peu comme du cidre. Il est connu, parait-il, depuis les Aztèques, qui, selon les Espagnols, l'appelaient aguamiel, et s'en servaient aussi comme boisson rituelle.
Il a fallu attendre la colonisation espagnole et l'arrivée des alambics pour que l'on trouve un autre usage au pulque que sa consommation immédiate. La distillation est ancienne : Don José Antonio de Cuervo commence la culture de l'agave en 1758, grâce à un terrain que lui accorde le roi d'Espagne, et commence à commercialiser le produit de sa distillation en 1795. Comme il est installé près du village de Tequila, dans la province de Jalisco, il lui donne ce nom, dont la notoriété ne cessera de grandir : la tequila José Cuervo est aujourd'hui la plus vendue dans le monde.
Telle est du moins l'histoire que raconte la société José Cuervo. Certes, il existe bien un village appelé Tequila, et bon nombre de distillateurs y ont leurs installations. Mais qu'en est-il alors du mezcal (que l'on écrit aussi mescal) ?
Est-il plus ancien que la tequila, ou plus rustique ? La tequila en est-elle une variante plus fine et plus élaborée ? Les avis divergent fortement sur la question. Pour certains auteurs, le mezcal désigne uniquement l'eau-de-vie résultant de la première distillation du pulque, dans l'alambic à repasse qu'on utilise traditionnellement au Mexique, et ne titre que 20°. 
Pour d'autres, le plus souvent importateurs, le mezcal est un nom plus générique, donné à toutes les eaux-de-vie titrant 40° et plus, et qu'on élabore dans plusieurs régions du Mexique. Seule la tequila provient du village du même nom et de la région voisine, l'Etat de Jalisco, et se distingue par plus de finesse et de limpidité. Il est vrai que les documents administratifs sérieux manquent souvent d'ancienneté et que, par ailleurs, l'état mexicain autorise aujourd'hui l'exportation de mezcal qui titre 40, voire 43° et même plus, ce qui est impossible à obtenir après une seule distillation. A la dégustation, la comparaison est frappante : les arômes du mezcal sont beaucoup plus marqués, tant au nez qu'en bouche, alors que le liquide est plus gras, plus glycériné. La tequila standard se distingue par plus de finesse aromatique, et une meilleure limpidité. Aussi, au-delà des querelles des spécialistes, il est plus intéressant d'apprécier les différences entre ces deux eaux-de-vie mexicaines. Certains distillateurs pratiquent aussi un vieillissement plus ou moins long de la tequila : après bout de quelques semaines, elle prend le qualificatif de reposado ; aprés au moins six mois de fût de bois blanc, elle s'appelle anejo, et a pris une jolie teinte ambrée-dorée. Il existe des vieillissements plus importants, comme celui de trois ans qui caractèrise la Cuervo 1800.

Un succès américain

Le succès croissant de la tequila a débuté aux Etats-Unis, où la tequila a d'abord accompagné le développement de la cuisine mexicaine, avant de devenir un véritable phénomène de mode. Puis il s'est étendu à l'Europe, entraînant l'apparition de nombreuses marques. 
Il y a fort à parier que le développement de la tequila n'aurait sans doute pas été celui que l'on connaît (hors du Mexique) si cette eau-de-vie n'avait pas su jouer à fond la carte de l'exotisme et de la différence. Les restaurants mexicains, leurs musiques, leurs plats épicés et leur ambiance conviviale ont contribué énormèment à son développement, de même qu'à celui des bières mexicaines.
La tequila a en outre l'avantage d'offrir des modes de consommation bien à elle, provoquant un indéniable succès de curiosité. La manière la plus traditionelle consiste à servir la tequila dans un petit verre haut et étroit, accompagné d'une soucoupe de sel et de quelques morceaux de citron vert. Le consommateur met un peu de sel sur le dos de sa main, l'arrose d'un peu de jus de citron, lèche le tout et avale d'un coup le verre de tequila. Effet "rafraîchissant" garanti, de même que dans une variante moins connue, qui consiste à croquer un petit piment avant de boire le verre. Le contraste est rude... et ne se laisse pas facilement oublier !
Autre technique, le rapido : une dose de tequila, complétée par un tonic, est servi au consommateur. Celui-ci couvre le verre de sa main, le tape d'un coup sec contre la table (ce qui provoque l'effervescence du tonic) et avale le tout en une fois. De quoi amener beaucoup d'ambiance devant les bars, où se déroulent souvent de véritables concours de rapidité et de dextérité. 
D'une consommation tout de même plus sage et moins bruyante, les cocktails ont permis aussi à la tequila de tirer son épingle du jeu, et de se faire remarquer, notamment aux Etats-Unis. C'est le cas de la margarita, à base de tequila, de triple-sec (ou de Cointreau) et de jus de citron, le tout passé au shaker sur glace. Selon le goût, on peut évidemment varier la quantité de tequila.
Et comme l'environnement compte évidemment beaucoup, la dégustation de la tequila ne peut que gagner à être accompagné de quelques nourritures solides mexicaines, comme le guacamole, purée d'avocats, ou de sauces pimentées à base de tomates et poivrons, avec les inévitables petites galettes de maïs.


22,00 €